MONOD  NEWS 

Le journal des élèves du Lycée Jacques Monod (45) 

RDV dans la rubrique   podcasts !

L'actu des lycéens

Peut-on aimer quelqu’un le temps de quatre nuits ?

12/02/2026

Peut-on aimer quelqu’un le temps de quatre nuits ?

La douceur éphémère de Les Nuits blanches de Fiodor Dostoïevski

Et si une rencontre, aussi brève soit- elle, suffisait à bouleverser toute votre vie ?

Dans Les Nuits blanches, Fiodor Dostoïevski raconte l’histoire d’un homme solitaire qui, au cours de quelques nuits d’été à Saint-Pétersbourg, découvre l’amour, l’espoir puis la désillusion. Il s’agit d’un récit court dans lequel le rêve se heurte à la réalité.

Auteur russe du XIXe siècle, Fiodor Dostoïevski (1821–1881) est l’un des plus grands explorateurs de l’âme humaine. Marqué par la misère, la maladie et l’exil en Sibérie, il a fait de la solitude, de la souffrance et de l’espérance les moteurs de son œuvre. Les Nuits blanches, publié en 1848, se distingue par sa douceur mélancolique : un court récit où l’amour rêvé se heurte au réel, et où l’illusion d’un bonheur possible ne dure que le temps de quelques nuits.

 

Le narrateur, rêveur solitaire, vit davantage dans son imagination que dans le monde réel. Invisible parmi les autres, il observe la ville et attend, sans y croire vraiment, qu’un évènement vienne rompre sa solitude.
 Cette rupture prend la forme de Nastenka, une jeune femme rencontrée par hasard lors d’une promenade nocturne. Entre eux s’installe une relation faite de confidences et d’espoirs fragiles. Le narrateur s’attache rapidement, projette un avenir, tout en sachant que le cœur de la femme appartient déjà à un autre.

 

Dostoïevski dépeint ici une forme d’amour profondément humaine : maladroite, sincère et vouée à l’échec. L’intensité du rêve rend la chute inévitable, mais jamais violente. Le narrateur accepte sa souffrance comme le prix d’un bonheur éphémère, préférant la douleur d’avoir aimé au vide de l’indifférence.


Pour ma part, Les Nuits blanches m’a marqué par sa simplicité et sa sincérité. Ce récit parle à tous ceux qui ont déjà idéalisé une rencontre, espéré trop fort, ou aimé sans être aimés en retour. Dostoïevski montre que la solitude n’est pas seulement une absence d’autrui, mais parfois un excès de rêves. Et c’est peut-être ce qui rend ce texte si profondément humain.

 

Noa A.

7 rue Léon Blum - 45800 Saint Jean de Braye

 02 36 86 11 30